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LES DEUX FRÈRES Le monde est basé sur la femme et les biens matériels. En supprimant ceux-ci du monde, il n’y aura plus de guerre ni d’égoïsme. Nous serons tous des frères. Deux frères avaient acquis une immense richesse. Il y avait des vaches, des chèvres, des moutons. Ils disposaient de tout ce que tu peux imaginer; Leur bétail vivait en brousse. Le grand frère et le petit frère se relayaient pour les garder un mois durant chacun. Le cadet était aussi beau qu’un soleil levant. Comme de coutume l’aîné se maria avant le cadet mais sa femme tomba amoureuse de ce dernier et insista pour dormir avec lui. Il refusa. Quand la femme vit qu’elle ne pouvait le convaincre, elle informa son mari que son cadet, chaque fois qu’il était en brousse, l’indisposait sérieusement par ses invitations à dormir avec lui. «Arrache-lui ses parties intimes car d’eux dépend mon mariage.» Le mari lui répondit: «Aucun obstacle à cela.» A peine la nuit arriva, que l’aîné prit son couteau et se dirigea vers la brousse. De nombreux chiens gardaient les troupeaux. A la faveur d’une nuit obscure, il alla avec précaution vers son cadet. Quand les chiens le virent, ils se mirent à aboyer et le cadet se réveilla. L’aîné le salua ; l’autre lui répondit «Mon aîné, pourquoi es-tu venu ici cette nuit ?» «Je voulais me convaincre que rien de mal ne t’advient.»
« Mon aîné, Dieu merci, retourne, je n’ai rien de mal », La deuxième nuit, il revint encore sur les lieux, les chiens aboyèrent, le cadet se réveilla et lui dit
«Mon aîné, que viens-tu chercher ici maintenant?» «Vu le nombre élevé des animaux sauvages, je suis venu te rendre visite » «Retourne à la maison mon aîné.» La troisième nuit il trouva son frère endormi et les chiens n’aboyèrent pas, puisqu’ils le reconnurent comme leur maître. Il s’approcha du cadet, le prit par ses parties intimes qu’il sectionna. Il voulut s’enfuir mais le cadet se redressa et lui dit «Ne fuis pas en abandonnant les animaux seuls en brousse, mon aîné Tu viens d’obtenir ce que tu cherchais depuis deux nuits. Je mourrai comme Dieu l’a autorisé.» L’aîné refusa de rester ; la perte de sang fit évanouir son cadet. L’évanouissement terminé, il s’assit et rentra au village. L’aîné était arrivé le premier, avait remis les parties intimes de son cadet à sa femme et était allé se cacher. Le cadet vint se coucher sous le hangar de sa belle-soeur qui filait. «Tu as honte. Tu me les as refusées au lit, maintenant je les tiens.» La plaie du cadet se cicatrisa, la mort l’épargna Il partit à l’aventure à travers le monde, abandonnant les animaux à son frère et à son épouse. Les animaux moururent les uns après les autres. L’aîné et son épouse devinrent aveugles, leur habitation s’écroula et leurs habits se déchirèrent ils se mirent à demander l’aumône. Le petit frère arriva dans un pays dont le roi était père d’une fille aussi belle qu’une femme génie. Elle avait refusé tous les hommes qui lui avaient été présentés, jusqu’au jour où elle vit le jeune homme qui passait devant le palais. Elle tomba amoureuse du jeune homme et déclara: « Si je ne me marie pas avec ce jeune homme, je me tuerai.» Le roi demanda que le jeune homme soit conduit chez lui; Les captifs l’amenèrent. Le roi lui fit les salutations d’usage puis lui demanda d’où il venait; celui-ci lui répondit «Je viens de Baxa-Baxa» (1). Le roi lui dit : «J’ai une fille que tu vas épouser » Le jeune homme, prit peur, croyant que le roi allait le tuer, mais le roi le rassura en lui disant «Je te donnerai de l’or et du bétail en quantité, en plus de ma fille.» Les cérémonies du mariage eurent lieu le même jour. La première nuit se passa sans que le jeune homme ne la touche; il en fut de même la deuxième nuit; La fille se fâcha, refusa de manger et informa sa captive. La captive répondit qu’elle ne pouvait croire à cela sans preuve. La troisième nuit, l’homme s’endormit; la captive se réveilla, tâta ses parties intimes et ne trouva rien. Il n’était ni homme, ni femme ; elle informa le roi, le matin. Le roi répliqua qu’il ne pouvait la croire avant la vérification du chef des griots. « Si c’est vrai, je tuerai l’homme ; dans le cas contraire, c’est toi que je tuerai. Demain je tuerai un mouton que le jeune homme et le chef des griots iront laver au marigot.» Tard dans la nuit, les génies vinrent réveiller le gendre du roi et lui dirent: «Demain vous irez vous laver au marigot ; ils vérifieront si tu es un homme. En partant, un animal sauvage traversera ton chemin, tu le poursuivras jusqu’à ce que tu l’attrapes. » En cours de route, l’animal sauvage traversa son chemin; il le poursuivit et l’attrapa. L’animal sauvage lui dit «Ne me tue pas, je te donnerai tout ce que tu désires.» Le jeune homme lui dit «Je veux des parties intimes d’homme ». L’animal remplit sept paniers de parties intimes d’homme et l’invita à faire son choix. Le jeune homme en prit une. L’animal sauvage s’en saisit, le porta à sa bouche et cracha dessus. L’homme guérit et tua l’animal. Date de création : 03/11/2006 @ 22:01 Réactions à cet article
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