Sagesse Africaine   Quand l'enfant tombe la mère pleure, quand la mère tombe l'enfant rit.         
Un peu de musique ?
Ecouter de la musique
Connexion
Votre login :

Votre mot de passe :

Se souvenir de moi
Mot de passe perdu ?

Pas encore membre ?



  Nombre de membres 35 membres

Les derniers inscrits kiki17   lescalicobas   boufton   dramane   rg61   


Connectés : 15

Nombre de membres 15 visiteurs
Nombre de membres 0 membre

Statistiques

152817 visiteurs

Record connexions simultanées :
27, le 16.04.2010


» Forum : 6
» Sujets : 7
» Réponses : 4


Ajouter aux favoris Ecrire à Boloba Version mobile

Recherche



Lettre d'information
Inscrivez-vous à la Newsletter.
S'abonner
Se désabonner
Captcha
Recopier le code :
10 Abonnés
Des mots, des mots...
Votez pour nous
icones/masque16.pngContes Burkinabés - Le monde tourne

Le monde tourne, le monde change
 
Pendant l’esclavage, un riche homme acheta un esclave qui se prénommait Ruònigilgda (le monde tourne). Une fois chez lui, il lui demanda :
- Que faisais-tu chez toi ?
Il lui répondit :
- Du commerce
Ainsi, le riche homme lui trouva de l’argent pour du commerce. Il commença son commerce et gagna beaucoup d’argent. Mais un jour, Ruònigilgda dans la nuit pensa et fut mécontent et triste car en quittant sa famille, son père était si vieux et c’est lui seul qui s’occupait de la famille. Quand le jour se leva, il alla voir son maître et lui dit ses préoccupations :
- Voici douze ans que j’ai quitté la famille (les miens). En ce moment, mon père était déjà assez vieux et moi seul était le chef de famille. A présent, je ne sais pas ce qui se passe là bas. Voilà pourquoi je suis venu vous voir. Si un esclave peut s’affranchir, je peux vous donner de quoi racheter ma liberté pour enfin retrouver ma famille.
Ruònigilgda avait de l’argent, car pendant qu’il menait son commerce, il épargnait vingt cinq (25) francs par jour. Après l’avoir écouté, son maître dit oui. Ruònigilgda lui demanda combien il devrait lui donner pour sa liberté. Son maître lui réclama la même somme qu’il lui avait donné pour le commerce. Ruònigilgda s’exécuta et remercia son maître, car depuis douze ans son maître s’était occupé de lui comme son propre fils. Il ne lui a pas manqué de respect, il ne l’a pas maltraité.
Arrivé dans son village, Ruònigilgda trouva que le chef du village était mort il y a bien longtemps. Mais aucun ne l’avait encore succédé.
La population vint le saluer. Les riches personnes lui donnaient des présents qu’il donnait à son tour aux nécessiteux. Ainsi les gens constatèrent qu’il était riche mais surtout qu’il était généreux. Alors, on le nomma chef de village. Entre temps, Ruòniwaògda, son ancien maître tomba dans l’esclavage. On le promena de marché en marché sans trouver d’acquéreur. En effet, il était déjà vieux. Mais quelqu’un qui vit qu’on cherchait un acheteur en vain, proposa au vendeur d’aller voir Ruònigilgda parce qu’il était sûr qu’il l’achèterait et le laisserait dans sa cour. Il ne le fera pas souffrir. Il en était certain. C’est ainsi qu’on amena le vieux chez le chef Ruònigilgda. Arrivé, le chef reconnut le prisonnier. Immédiatement, il lui demanda :
- Me connais-tu.
Il dit non. Il lui posa la question trois fois, mais le prisonnier répondait toujours non. Le chef se présenta. Il acheta le vieux Ruòniwaògda et le laissa dans sa cour. Quand le vendeur partit, le chef donna cent moutons, cent boeufs et cent chèvres etc au vieux. Il lui fit construire une maison et lui donna des femmes. Ruòniwaògda redevint comme un chef.
Ce conte nous conseille la prudence car, le monde quoique animé, tourne toujours. On peut être bien riche aujourd’hui et devenir pauvre demain ou finir mal. Ainsi, celui qui est riche aujourd’hui doit aider les autres car on sait ce qu’il y a aujourd’hui, mais on ne sait pas ce qui peut arriver demain.

Commentaire :
Ce conte montre que dans la vie tout change, tout évolue, et les puissants ne restent pas indéfinement puissant. Seul Dieu a le pouvoir de savoir l’avenir. Ce conte montre aux puissants de ce monde qu’il faut rester toujours humble parce que demain ils peuvent se retrouver très faibles et très pauvre. Alors, ils ne mériteront que ce qu’ils ont semé.

     Narrateur: SISSAO Alain Joseph
Articles associés à "Contes Burkinabés"      Précédent
Suivant     

Date de création : 21/08/2009 @ 01:39
Dernière modification : 01/02/2010 @ 09:53
Catégorie : Contes Burkinabés
Page lue 222 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article

Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !

Ephéméride
Mercredi 08 Septembre 2010

Aujourd'hui :Nativité

Nous contacter
Afrique & Culture

Fermer A méditer

Fermer Association Malicia

Fermer Boite à Malices

Fermer Chronique à Didino

Fermer Contes Burkinabés

Fermer Contes Dioula

Fermer Contes Sarma Niger

Fermer Contes Soninké

Fermer Contes peul

Fermer Grands Hommes

Fermer Jeux

Fermer Les urgences

Fermer Linguistique

Fermer Mes outils

Afrique & Musique

Fermer Audiothèque

Fermer Grands Artistes

Fermer La collection

Fermer Les Aérophones

Fermer Les Cordophones

Fermer Les Idiophones

Fermer Les Membranophones

Fermer Les fiches techniques

Fermer Nos réalisations

Vidéothèque
Accès uniquement aux membres :
Photothèque

Fermer  Carnet de voyage

Fermer  Dances & masques

Fermer  Divers

Fermer  Expo-retro

Fermer  Musique

Nouvelles des amis
^ Haut ^
Haut - Up
Bas - Down