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Les deux orphelins Dans un village vivaient un homme et sa femme qui ne faisaient que du bien et jamais de mal à quelqu’un. Mais un jour l’homme vient à mourir, ne pouvant survivre suite à la douleur causée par cette perte, la femme mourut une semaine plus tard laissant un garçon de sept an et une fille de quatre ans. Comme le monde est si méchant au lieu de recueillir les deux enfants devenus orphelins, les villageois se réunirent et décidèrent de les chasser du village, ne leur laissant qu’un zébu et une génisse de l’héritage de leurs parents. Ils se réfugièrent dans la brousse à la frontière de deux villages. Dieu les nourrit, les habilla et fit grandir leur bétail qui passa bientôt de deux têtes à plus d’une centaine. Le garçon était chargé de la garde du troupeau pendant que la fille s’occupait du ménage. Ainsi vécurent-ils loin de l’injustice humaine jusqu’au jour où au cours d’une promenade, l’hyène aperçut la jeune fille devant leur case. Elle ne perdit pas une seule seconde et courut jusqu’à la cour royale où elle dit ceci : « roi vénéré au cours de mes pérégrinations j’ai vu une chose, elle est si éblouissante que tout l’or du monde n’aurait pas son éclat. J’ai pensé qu’elle ne pouvait que revenir de plein droit à votre majesté : voilà ce qui vaut ma si matinale visite ». De quoi s’agit-il hyène ? « roi, je viens de voir la plus belle fille du monde. Nul être au monde ne saurait être son mari sauf votre majesté » Alors fais là venir et tu auras la juste récompense de ton acte. Hyène s’en retourna dans la forêt où elle enleva la jeune fille malgré ses cris de protestation. Elle fut remise au roi qui fit de fortes récompenses à l’héroïne d’un jour. Quand le garçon revint le soir, il constate avec amertume l’absence de sa soeur. Il s’en voulut de s’être éloigné de leur demeure la laissant ainsi à la portée de quelque malfaiteur. Cette nuit là il ne ferma pas l’oeil, invoqua ses parents défunts afin qu’ils l’aident à retrouver sa soeur. Des jours passèrent, des mois et des années passèrent, chaque jour il priait Dieu, lui demandant de lui ouvrir le chemin qui le conduirait à sa soeur. Voici qu’un jour conduisant son troupeau il fut pris de soif subite. Il se dirigea vers un puits situé à la lisière de la forêt, où les gens ont l’habitude de venir laver leur linge. Ce jour là, des esclaves du roi étaient là qui lavaient le linge et la vaisselle des reines. A son approche, il se mit à chanter, comme si il le fait chaque fois qu’il ramène le troupeau au bercail : « petite soeur je suis de retour de retour je suis avec le bétail ! avec les boeufs, les moutons et les chèvres me voici de retour ». Les esclaves voulurent lui donner à boire avec la plus sale des calebasses, mais la princesse qui les avait accompagnés le fit servir avec la plus belle calebasse de sa mère. Cette princesse n’était autre que la fille de sa soeur devenue la reine bien aimée. De retour au village notre princesse raconta la scène à sa mère et pour conclure reprit la chanson qu’avait entonnée le frère en s’approchant du puits. Sa mère fut pleinement convaincue qu’elle ne pouvait provenir que de son grand frère qui la recherche donc depuis de longues années. Une semaine passa et la reine demanda l’autorisation au roi de pour se rendre au puits afin d’assister au travail des esclaves. Tôt le matin elle se rendit au puits priant Dieu qu’il fit venir ce jour là son grand frère. Un peu plus tard elle entendit une voix : « petite soeur je suis de retour, de retour je suis avec le bétail ! avec les boeufs, les moutons et les chèvres, me voici de retour ». Sans que nul ne s’en aperçut en deux foulées, elle était aux abords de la forêt se guidant à partir de l’air de son frère, elle s’enfonça jusqu’au fond de la forêt. Son frère perché sur un arbre la vit venir. Il se laissa choir courut à sa rencontre et la souleva de terre, ils ne purent se parler mais les larmes le firent à leur place. Puis l’émotion passée, sa soeur proposa de le conduire auprès du roi afin qu’il fit sa connaissance ce qu’il accepta. Quand le roi fut informé de l’événement il organisa une grande fête où tout le monde mangea et but autant qu’il le désirait. Le lendemain il fit construire tout un quartier pour le frère auquel il donna cent femmes, cent esclaves, cent têtes de boeufs, de vaches et autant de chèvres et de moutons. Puis il fit venir ses autres biens restés dans la forêt. Ainsi il bénéficia de tous les honneurs et vécut heureux auprès de sa soeur devenue reine. Tous eurent de nombreux enfants qui assurèrent la joie de leurs vieux jours. Moralité : Il ne faut pas maltraiter l’orphelin car lui aussi a droit à la vie au même titre que les autres enfants. Mieux, il est entendu par Dieu dès que sa voix s’élève vers lui. Date de création : 21/08/2009 @ 01:59 Réactions à cet article
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