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Yaboundao
Ah je vais vous raconter l’histoire de Yaboundao. Yaboundao était une toute petite fille qui habitait un village du Sénégal. Et Yaboundao comme tous les enfants d’Afrique, elle aimait beaucoup les noules. Les noules ce sont ces toutes petites noix qui viennent de ces grands arbres d’Afrique qu’on appelle des palmiers. Tous les enfants adorent casser les noules pour croquer la petite amande qui est dedans. Mais Yaboundao en abusait. Elle aimait trop les noules. Même la nuit quand tout le monde dormait, Yabou restait toute seule dans la grande cour de la maison à casser ses noules. Même quand tout le village était endormi, on entendait encore Yaboundao cassant ses noules. Une nuit alors qu’elle était là toute seule à casser ses noules, on entendit un lion rugir très loin dans la brousse. Aussitôt la maman de Yaboundao s’est réveillée : - «Yaboundao, Yaboundao, Yabou dépêche-toi de rentrer dans la chambre. Tu entends ce lion qui rugit. Certainement qu’il vient vers le village. - Ah je casse mes noules, maman. Ce n’est pas un petit lion qui fera courir Yaboundao. Yaboundao casse ses noules.» Et elle continuait à casser, tranquillement. Tous les jours, elle avait devant elle sa grosse pierre toute plate. Elle y posait ses noules et avec une toute petite pierre Yaboundao cassait, elle cassait et au fur et à mesure, elle se jetait dans la bouche ses petites noix de noule qu’elle croquait. Mais on entendit un autre rugissement, beaucoup plus fort. Le lion s’était bien approché. Le papa s’est réveillé : - «Yaboudao, Yaboundao, Yaboundao dépêche-toi d’entrer dans la chambre. Tu entends ce lion qui rugit ? Personne n’osera sortir pour te sauver. - A je casse mes noules, papa. Ce n’est pas un petit chat malade qui va faire courir Yaboundao. Yaboundao casse ses noules.» Et elle continuait à casser. Coï ! Coï ! Coï ! Elle croquait. Coï ! Coï ! Coï ! Elle croquait. Mais à présent, le lion était dans le village. Ses rugissement étaient terrifiants. Plus personne n’osait sortir. Toutes les portes de toutes les maisons étaient bien barricadées. Je ne vous avez pas encore parlé du grand-frère de Yaboundao. Ah celui-là il dormait, là-bas, dans une autre case au fond de la cour. A son tour il s’est réveillé : - «Yaboundao, Yaboudao, Yabou ma ptit’ soeur, Yabou dépêche-toi de rentrer dans ma chambre. Ce lion va sentir que tu es là. dépêche-toi. - Ah je casse mes noules.» Le lion pénètre dans la maison. il se dirige vers la maison. Yaboundao se lève promptement. Elle jète sa petite pierre et vient à la rencontre du lion. Et le lion avale Yaboundao. Mais Yaboundao sort par les fesses du lion. Elle avale le lion. Mais le lion sort par les fesses de Yaboundao et avale de nouveau Yaboundao. Yaboundao ressort par les fesses du lion, avale le lion et elle bouche ses fesses avec du papier et elle s’en va dormir tranquillement. Elle passe une excellente nuit et le matin de bonne heure Yaboundao s’est réveillée et elle courait de toutes ses forces. Ah tout le monde se demandait où elle pouvait s’en aller cette fille en courant si vite. Elle, elle le savait. Elle est arrivée au marché. Les gens étaient nombreux dans ce marché. Chacun achetait ce qui lui plaisait. Yaboundao, elle s’est frayé un passage au milieu de tous ces gens. Elle est venu se mettre au centre du marché. Elle a crié aussi fort qu’elle a pu : - «Ah ! Vous les gens du marché, je peux bien vous faire peur ! - Nous faire peur à nous, une toute petite fille comme toi ? Même tes parents n’arriveraient pas à nous faire peur. Il n’y a que Dieu qui peut nous faire peur. - Ah c’est ce que vous dîtes ? ! Il n’y a que Dieu qui peut vous faire peur ? Est-ce que vous en êtes sûrs ?» Et quand elle fait elle enleva son papier et le lion est sorti. Lui-même quand il est sorti, il avait si peur qu’il est vite allé se cacher en plein forêt. Et les gens qui étaient là, bien sûr qu’ils avaient peur eux aussi. Certains avaient si peur qu’ils avaient oublié là tout ce qu’ils avaient acheté ; d’autres leurs chaussures, leur bonnets, leur mouchoirs de tête. Yaboundao éclata de rire avant de retourner calmement chez elle continuer à casser ses ... et c’est là que le conte finit. Le premier qui l’aura respiré, ira au paradis. Narrateur: Mamadou DIALLO Date de création : 21/08/2009 @ 02:30 Réactions à cet article
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