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Poko et Raoogo Il s’agit de l’histoire d’enfants terribles qui symbolisent les bouleversements sociaux et culturels qui apportent aussi les innovations dans la société moaaga. Une femme avait mis au monde des jumeaux en brousse. Ils s’appelaient Poko et Raoogo. Mais la mère amena Poko à la maison, abandonnant Raoogo dans la brousse. Un épervier vint trouver Raoogo en pleurs. Pris de pitié pour le pauvre bébé, il l’amena dans son nid où il l’éleva. Devenu grand, la première chose que fit le jumeau a été de tuer l’épervier. Il décida ensuite d’aller tuer l’épervier. Il décida ensuite d’aller tuer son père et sa mère au village. Sur la route, il chantait : - Ma mère nous a mis au monde, nous deux, elle prit Poko et abandonna Raoogo. Un géant épervier me fit monter sur un arbre, je le tuai, un singe me fit descendre, mais je l’ai tué. Mon village est vraiment un gros village, mais moi je le détruirai. Il chanta ainsi jusqu’à se retrouver devant la concession de son père où il trouva Poko. - Poko où est mon père ? - Mon père est en voyage. - Poko où est ta mère ? - Ma mère est allée au marigot. Quand Poko vit Raoogo arrivé, elle cacha sa mère dans un canari et cacha son père dans un grenier. Raoogo lui dit : - Mes parents n’ont-ils pas cultivé des arachides ? Poko dit non. Raoogo entra dans la case de sa mère pour chercher des arachides. Il ouvrit le premier canari et vit sa mère cachée. Il la tua d’un seul coup. Il quitta la case et demanda à Poko : - Y a-t-il quelque chose dans le grenier ? Poko lui répondit qu’il est vidé. Raoogo alla ouvrir le grenier et vit son père qu’il tua d’un seul coup. Commentaire : Ce conte au « cycle des enfants terribles » décrit par les groupes de chercheurs de l’INALCO voir Gorok-Karady, le conte, pourquoi, comment ? En effet, ce sont des actants qui apportent dans la société des grands bouleversements mais aussi des changements qui peuvent être positifs. Ce sont des enfants téméraires qui n’ont peur de rien. Ils correspondent chez les moose à ce qu’on appelle des « gandaadoo » c’est à dire des hommes courageux. La société moaaga les craint, mais, elle a besoin d’eux pour connaître certaines innovations et progrès. Date de création : 21/08/2009 @ 02:59 Réactions à cet article
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